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Site reactualisé, le 24.01.15

 

Who is who?

 

Depuis 1989, je suis journaliste indépendant et depuis plus de dix ans spécialisé uniquement dans l’environnement et l’énergie. Après plus de 40 ans passés à Paris, je suis retourné à Bâle où j’ai fait rénover la maison de famille, un bâtiment de 1860 refait selon les principes Minergie. Ce fut la première rénovation Minergie de Bâle. 

Depuis 12 ans, je ne travaille que dans le domaine de l'environnement et de l'énergie: J'ai publié deux livres liés à ses domaines et mentionnés sur ce site. Depuis 2004, je suis membre de l'association française Negawatt, elle-même créée en 2001. Depuis 2014 je fais partie de la Compagnie des négaWatts et suis également le trésorier de cette structure. En 2014, j'ai créé avec mon collègue germanophone Amadeus Wittwer la structure négaWatt Suisse.

Dans le but de faire connaître, les bonnes pratiques énergétiques j’organise à la demande des visites guidées de certaines villes exemplaires. Il s’agit de comprendre, voir, toucher… les concepts liés aux énergies renouvelables et à la sobriété énergétique. De telles visites sont possibles à Bâle, Zürich… ou encore à Fribourg en Brisgau (Allemagne). A noter que Bâle et Fribourg en B, seulement distante de quelques 70 km, sont deux villes de même taille (200.000 habitants) engagées depuis presque 40 ans en faveur des énergies propres. Pour des raisons géographiques, historiques et politiques, elles ont choisi des voies différentes, mais le but est le même : sortir des énergies fossiles, entrer dans l’ère des économies d’énergie et des renouvelables. Un exemple de ces différences : Fribourg compte nombre de sites ou de bâtiments remarquables notamment au sein du quartier Vauban. Bâle en a moins, mais la régie d’électricité de la ville distribue déjà un courant électriques 100% renouvelable.

 

Dans le numéro de juillet-août 2012 de le revue l’Age de Faire, j'ai publié l'article suivant sur la ville de Bâle : 

 

Exemplarité bâloise
Depuis début 2009, la régie d’électricité de la ville suisse de Bâle ne distribue plus que de l’électricité 100% d’origine renouvelable. Cette nouvelle est la concrétisation d’un engagement de longue date.

Le canton de Bâle-Ville s’étend sur 37 km2 et 200 000 personnes y résident. Dans les années 70, la population de la région s’oppose avec détermination à un projet de centrale nucléaire planifié à 15 km de la ville et gagne ce combat. Il marquera la politique énergétique de Bâle au point que quelques années plus tard, la constitution du canton interdira purement et simplement la fourniture de courant nucléaire (on retrouve cette disposition dans la constitution du canton de Bâle-Campagne et pour l’anecdote, le canton de Genève possède aussi pour des raisons historiques similaires une constitution antinucléaire).

 

Besoins de chauffage en baisse
Aujourd’hui, 90% du courant distribué provient de sources hydrauliques qui appartiennent entièrement ou en partie à la régie locale IWB (Industrielle Werke Basel), 2% de l’incinération des ordures ménagères (qui produit aussi de la chaleur pour le réseaux de chauffage urbain) et le reste est constitué essentiellement d’éolien allemand. Avec le temps, les sources fossiles ont été éliminées.

Un vaste panel de mesures a aussi été mis en place pour économiser l’énergie. Ainsi, l’usage des chauffages est interdit aux terrasses des cafés. Les standards Minergie (38 kWh/m2/an) sont obligatoires pour toutes les constructions neuves. Une taxe de quelques centimes de francs est appliquée sur le kWh électrique. Pratiquement sans conséquence pour les particuliers vertueux, elle pénalise les gros consommateurs et permet d’entretenir un fonds de soutien aux renouvelables et à la rénovation énergétique des bâtiments existants. En 2008, ce fonds a permis de créer une chaufferie au bois d’origine locale de 30 MW, raccordée au réseau de chauffage urbain. Le résultat de ce volontarisme est clair : entre 1990 et 2008 les besoins en chauffage de l’ensemble de l’habitat bâlois ont chuté de 30%, et en 2010, la consommation de courant a chuté de 1% à Bâle, alors qu’elle augmentait de 4% en Suisse.

 

Un cadastre solaire
Dernièrement, IWB a investi dans des projets renouvelables en France, en Allemagne et en Espagne, mais elle cherche aussi à produire localement. Sur le Net, un cadastre solaire permet à chacun de connaître le potentiel photovoltaïque de tous les toits de la ville. Et des mesures sont en cours pour connaître le potentiel éolien de certaines collines des environs. Sur son petit territoire coincé entre les frontières française et allemande, est-ce que Bâle pourrait survenir à l’ensemble de ses besoins énergétiques ? Là, n’est plus la question. En décembre 2006, un forage géothermique a engendré un tremblement de terre d’une valeur de 3,4 sur l’échelle de Richter, ce séisme a choqué une ville qui s’est rappelée qu’en 1356, elle fut entièrement détruite par un tel choc sismique. Depuis, la géothermie est oubliée. Mais Bâle continue sur sa voie et est en ce domaine une des villes les plus progressistes de Suisse.